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Aurialie Jublin

Travail : 4 propositions pour éviter la précarisation généralisée | Usbek & Rica - 0 views

  • Première piste d’évidence : briser la neutralité, l’équivalence des différents types de travail, ou plutôt d’emplois.
  • Une deuxième piste supposerait, pour être tracée, de revaloriser les métiers du care, du soin, de l’éducation et du service à la personne, qui relèvent d’une intelligence pratique et empathique qu’aucune machine ne remplacera jamais. Mais il s’agit également, dans les réponses individuelles comme dans le modèle de travail à encourager, de refuser la fragmentation de l’individu et des communautés. De considérer toujours les gens comme bien plus que juste des clients, juste des patients, juste des usagers, juste des bénévoles, juste des patrons, juste des travailleurs ou juste des parents.
  • Une troisième clé, sur laquelle parie à juste titre Dominique Méda, consiste à oublier la boussole imbécile et destructrice du PIB ainsi que les billevesées de la croissance purement comptable pour mieux construire la nouvelle économie d’une reconversion écologique radicale – mais sans s’illusionner sur quelque retour au plein emploi… Nous pourrions d’ailleurs associer à ce sésame environnemental et non entropique l’horizon de la « société des communs » telle qu’aimeraient par exemple la construire Michel Bauwens et les acteurs de la P2P Foundation. Ce qui supposerait d’inventer un nouveau régime de valeur, où « des citoyens qui s’organisent pour nettoyer une plage à la suite d’une marée noire » ne feraient pas baisser la mesure de ce qui « compte » (aujourd’hui le PIB), « là où le bateau qui l’a provoquée crée de la valeur, puisqu’il engendre une activité économique liée à la réparation de ses propres dommages[3]. 
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  • Enfin, quatrième chemin, plus complexe encore à engager : la réforme en profondeur, en Allemagne et surtout en France, de notre modèle social, que les sociologues qualifient de « corporatiste conservateur », pour la raison qu’il ne conçoit l’inscription dans la société, et donc la protection sociale, qu’au filtre du groupe professionnel, en particulier du chef de famille, c’est-à-dire d’un statut (teinté de machisme) qui ne tient qu’à l’emploi salarié et à lui seul[4]. Ce système devient totalement absurde dès lors que la majorité desdits emplois seraient assurés par des machines, sauf à accorder une retraite et des droits sociaux aux robots et aux algorithmes.
  • Le « comment » de cette route vers l’horizon mouvant d’une société non plus gouvernée par l’emploi mais par un travail au sens d’œuvre, de care et de singularité personnelle et collective, reste évidemment à creuser. L’une des voies envisageables, défendue par les auteurs du Manifeste accélérationniste[5], Nick Strinek et Alex Williams, tient en deux mouvements intenses et apparemment contradictoires : d’une part accélérer le remplacement de l’humain par les machines, afin d’éliminer au plus vite les tâches nous transformant nous-mêmes en femmes et hommes machines ; d’autre part baisser au plus vite le temps de travail et instaurer un revenu universel suffisant, supérieur au SMIC, donc à terme de 1 100 à 1 500 euros par mois.
  • Cette somme, bien sûr, serait infinançable à très court terme, d’où l’idée, défendue par la revue Multitudes et Yann Moulier-Boutang, d’y ajouter une radicale refonte de la fiscalité selon les principes de la taxe pollen, ponctionnant tous les flux d’argent plutôt que les revenus, quitte à instaurer d’abord une taxe européenne sur ceux issus du trading haute fréquence pour financer le revenu universel
  • Une autre piste, portée par Bernard Stiegler et l’association Ars Industrialis, consiste à élargir le statut de l’intermittence à l’ensemble de la population et à instaurer pour ce faire un revenu contributif. Le statut d’intermittent – et donc le droit à toucher ce revenu – nécessiterait d’acquérir et de transmettre en permanence ses connaissances, ses savoir-faire et savoir-être
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    "« Réinventer le travail sans l'emploi. Pourquoi le numérique nous contraint à changer notre conception du travail ». Tel est le titre de la note écrite pour l'Institut Diderot par l'essayiste Ariel Kyrou. L'auteur a souhaité partager ce texte avec Usbek & Rica, dans une version légèrement augmentée. Le dernier épisode de ce feuilleton réflexif sur le futur du travail présente quatre pistes majeures pour bien anticiper les bouleversements nés de l'innovation technologique et pour contrer les mécanismes de précarisation actuellement en cours."
Aurialie Jublin

Exploite-toi toi-même - La Vie des idées - 0 views

  • l’ambivalence du dispositif, pris entre entrepreneuriat et workfare, entre « patronat et économie de survie », est bien mise en évidence. « Politique d’insertion » pour la gauche, politique de soutien à l’indépendance pour la droite, la construction du régime de l’auto-entrepreneur s’opère grâce à ces alliances improbables dont le néolibéralisme a le secret, de la droite libérale aux associations d’insertion par l’activité économique.
  • Pour l’essentiel issus du salariat, ces « néo-indépendants » se démarquent largement de la population des indépendants par leur absence de capital initial et de transmission familiale. Mais là aussi l’ambivalence est de mise. L’auteure observe en effet dès le départ une pluralité des usages de ce régime, caractérisée par une « bipolarisation entre une minorité d’usages de type bonus, et une majorité de situations précaires, voire de mobilité sociale descendante »
  • En testant l’hypothèse d’une « libéralisation de la société par le bas » et en observant au plus près le quotidien des auto-entrepreneurs et de leurs pratiques, elle s’intéresse in fine à la manière dont ce régime participe plus largement d’un nouveau mode de gouvernement des conduites, un mode néolibéral au sens de Foucault. Sarah Abdelnour reprend à son compte ce passage des cours au Collège de France où ce dernier suggère que c’est « la vie même de l’individu – avec par exemple son rapport à sa propriété privée, son rapport à sa famille, à son ménage, son rapport à ses assurances, son rapport à sa retraite » qui ferait de lui « comme une sorte d’entreprise permanente et d’entreprise multiple ». Foucault se joint donc à Bashung pour éclairer le titre du livre…
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  • Cette offensive contre le salariat, les concepteurs même du régime de l’auto-entrepreneur ne s’en sont d’ailleurs jamais cachés, comme le souligne à plusieurs reprises Sarah Abdelnour. « Cela abolit d’une certaine manière la lutte des classes », écrivaient ainsi Hervé Novelli et Arnaud Floch en 2009 : « Il n’y a plus d’“exploiteurs” et d’“exploités”. Seulement des entrepreneurs : Marx doit s’en retourner dans sa tombe. » 
  • L’analyse de l’acceptabilité, voire de la désirabilité d’une condition, au bout du compte, plutôt précaire, conduit la sociologue à des réflexions intéressantes sur la « double vérité du travail » et sur l’auto-exploitation qui mobilisent Bourdieu, Gramsci et Burawoy, et plus largement sur le statut de la parole des enquêtés dans l’analyse sociologique.
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    "Au prisme de l'auto-entreprise, la sociologue Sarah Abdelnour révèle les dynamiques de fragilisation du salariat. Elle en explore les différentes facettes, depuis ses enjeux idéologiques et politiques jusqu'aux réalités vécues par des acteurs qui ne distinguent plus leurs clients de leurs patrons."
Aurialie Jublin

On the Road with the 'Workampers,' Amazon's Retirement-Age Mobile Workforce - VICE - 0 views

  • Workampers" are mostly retirement-age migrant workers who have taken to the road in RVs and camper vans in pursuit of temporary jobs to make ends meet. Just like their truly retired counterparts, these workers travel the country, sightseeing and staying overnight in RV parks. But many workampers also depend on low-wage temp jobs like overseeing campgrounds, selling tickets at NASCAR races, or—as in LaFata's case—spending long nights packing boxes for the planet's largest e-commerce corporation.
  • Although workampers' schedules can be grueling, they are quick to express appreciation for the community and sense of belonging that their migratory life offers them. The workers at Buckeye not only lived and worked together but formed close bonds and shared a fierce camaraderie. With much help from her workamper neighbors, LaFata recently moved into a rented mobile home while she makes several much-needed repairs on her van. Advertisement
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    "These workers travel the country, sightseeing and staying overnight in RV parks while laboring in low-wage temp jobs-and at least some of them love the lifestyle."
Aurialie Jublin

Quantified Workers in Precarity - phoebevmoore - 2 views

  • The precarity of the modern worker is central to understanding the quantified self at work. Precarity is the purest form of alienation where the worker loses all personal association with the labour she performs. She is dispossessed and location-less in her working life and all value is extracted from her in every aspect of life. Because precarious workers are constantly chasing the next ‘gig’, spatial and temporal consistency in life is largely out of reach. Capital encourages universal communication and machinic devices appear to facilitate this communication within precarious conditions: but only in quantified terms. Thus, anything that cannot be quantified and profiled is rendered incommunicable – meaning it is marked and marginalised, disqualified as human capital, denied privilege, and precarious (Moore and Robinson 2015). Workers are compelled to squeeze every drop of labour-power from our bodies, including work that is seen, or work that has always been measured in Taylorist regimes; and increasingly, work that is unseen, such as attitudes, sentiments, affective and emotional labour.
Aurialie Jublin

Mathieu, 32 ans, devenu autoentrepreneur pour être professeur précaire à l'un... - 0 views

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    EXTRAIT : "Pour les chargés de cours, chaque heure de travaux dirigés est payée pas loin de 41 euros brut, 33 euros net, pour un maximum fixé à cent quatre-vingt-sept heures par an et par université. C'est certes « relativement confortable », comme le souligne lui-même le jeune enseignant, mais il faut ajouter « la préparation des cours, les corrections de copies, les surveillances de partiels, les oraux à faire passer ». Autant d'heures qui, elles, ne sont pas rémunérées. Il a fait le calcul : « En mettant à plat toutes ces tâches, je dois toucher entre 8 et 9 euros de l'heure, en net. » Une année, le jeune homme a accumulé quelque trois cent cinquante heures en travaillant dans deux établissements, à Toulouse et à Albi (Tarn). « J'étais alors monté à 12 000 euros, 1 000 euros net par mois », le tout « en faisant le travail de deux titulaires. En gros, on coûte quatre fois moins cher qu'un titulaire ». Les paiements, eux, ne se font que deux fois par an, en mars et en juillet. De ce fait, précise-t-il non sans un sourire, « c'est ma femme qui subvient aux besoins »."
Aurialie Jublin

40% des SDF salariés sont en CDI - 1 views

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    Une étude de l'Insee tord le cou aux idées reçues et montre que les SDF sont la plupart du temps des travailleurs pauvres.
Aurialie Jublin

Les mirages de l'auto-entrepreneuriat | AlterEco Alterecoplus - 1 views

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    Etrange croisement entre ambition sociale et philosophie libérale, proposant un soutien aux plus modestes sur fond de critique de « l'assistanat », l'auto-entrepreneuriat se révèle être, derrière la valorisation de « l'individu-entrepreneur » et l'encouragement à la petite propriété, un outil d'(auto-)gestion des failles de la condition salariale, en particulier à ses marges. Répondant, selon Sarah Abdelnour, « à la résignation quant aux chances d'accès à l'emploi salarié et au refus du contrôle et du stigmate liés au chômage », il contribue avant tout à brouiller les frontières entre salariat et indépendance, entre chômage et inactivité. Il participe de ce fait au mouvement plus vaste « de privatisation des mécanismes d'assurance à l'œuvre dans la société française contemporaine ».
Aurialie Jublin

«Derrière les belles images du Tour de France se cache un monde de précarité»... - 2 views

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    "- Notre approche, en rupture avec les usages, a tout de suite été de regarder le cycliste comme un travailleur. Et si on le considère ainsi, on découvre des conditions de travail et d'emploi qui peuvent le pousser à enfreindre les règles. Le dopage est tout le temps décrit comme une faute morale et individuelle parce que l'on refuse d'admettre que c'est aussi un problème qui peut être inhérent aux conditions de travail. Si vous regardez bien, il est très intéressant de constater que les études épidémiologiques réalisées dans d'autres professions (les chauffeurs routiers, les avocats, les médecins), montrent également un usage très important de produits dopants, lequel sera toujours expliqué par les conditions de travail. Dans le sport, les mêmes travailleurs professionnels sont jugés seuls responsables."
Aurialie Jublin

Comment protéger les travailleurs d'une vie professionnelle en miettes ? | L'... - 0 views

  • ce qui est en jeu, c’est le processus d’émancipation du salariat : émancipation du lien de subordination qui lie le salarié à l’employeur, mais aussi émancipation par et dans le travail, en reconnaissant à chaque travailleur et travailleuse, individuellement et collectivement, le droit de s’exprimer sur la finalité de son travail, de revendiquer le travail « bien fait » et socialement utile, de s’interroger et agir sur la production de richesses et sa répartition.   Notre choix est donc celui d’une sécurité sociale professionnelle inscrite dans un nouveau statut du travail salarié. Il s’agit bien de donner un véritable statut au travail
salarié c’est-à-dire de le reconnaître socialement,
économiquement, juridiquement (et pourquoi pas, philosophiquement).
Aurialie Jublin

Nouveau niveau record des embauches en CDD - 0 views

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    Au 2e trimestre, 84,2% des embauches, hors intérim, se sont faites en contrat à durée déterminée, selon des données du ministère du Travail publiées vendredi. La proportion de CDD est en progression quasi continue depuis la mi-2011.
Aurialie Jublin

5 | 2014 Indépendance et salariat - Nouvelle revue du travail - 2 views

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    Les sociologues constatent une « déstabilisation » du salariat depuis les années 1970 à travers la multiplication des formes d'emplois précaires. L'émergence de statuts d'emplois hybrides entre salariat et travail indépendant (avec de nouveaux statuts juridiques) s'observe dans la plupart des pays occidentaux. Les pouvoirs publics encouragent les chômeurs à « créer leur propre emploi » à travers des dispositifs dont le but affiché est de sécuriser les parcours de ceux qui veulent s'engager dans la voie de l'indépendance. Ce Corpus de La Nouvelle Revue du Travail entrouvre les portes de secteurs diversifiés, avec des qualifications variées, en traitant des contrats d'usage, du tiers employeur, de l'auto-entrepreneuriat, du tâcheronnat ou des coopératives d'activité. Trois cas de figure se présentent : le salariat peut se rapprocher de l'indépendance, les deux statuts peuvent se cumuler et, si l'indépendance peut dans certaines conditions être le moyen de s'affranchir de la dépendance propre au salariat, elle peut aussi être envisagée comme un moyen d'échapper au chômage.  Peut-on encore opposer si facilement ceux qui travaillent « pour eux-mêmes » et ceux qui travaillent « pour le compte d'autrui », lorsque ce sont les mêmes individus qui adoptent, voire cumulent l'un ou l'autre des statuts ? Comment interpréter cette pluralité de formes de travail indépendant, et le brouillage de statuts qui l'accompagne ? En réunissant des articles explorant des terrains et des dispositifs hétérogènes - pour certains émergents et pour d'autres plus anciens -, ce dossier contribue à éclairer ces mutations du monde du travail.
Aurialie Jublin

TaskRabbit ou l'emploi à la demande : les promesses (déçues) du futur du trav... - 1 views

  • Si TaskRabbit se présente comme le site de l’économie à la demande de demain, il suscite néanmoins de nombreuses critiques, parfois virulentes, s’attachant le plus souvent à la précarisation de l’emploi, à la baisse générale des salaires observable sur le site ou encore à la corvéabilité à merci des postulants. Consommation collaborative ou économie du petit boulot (gig economy), les ambigüités des promesses de TaskRabbit rejoignent les grandes interrogations liées à la dite « économie du partage ». Cependant, TaskRabbit pourrait bel et bien être un signe avant-coureur des structures du nouveau monde du travail, tel qu’il tendrait à l’être dans les années à venir, alors que l’emploi salarié devient minoritaire.
  • Dans un monde du travail qui n’a jamais autant fait place aux freelances, missions ponctuelles, et autres contributions irrégulières à des projets contributifs ou d’intérêts généraux, une régulation et une sécurisation des parcours seront néanmoins nécessaires pour éviter une trop importante atomisation de l’emploi fragilisant les individus. Reste à se tourner vers la protection, non plus d’emplois, mais bien de personnes, aux carrières plus mouvantes que jamais.
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    "Face à ce modèle attractif, mêlant promesses de désintermédiation, de matching (adéquation offre/demande) et d'hyper-flexibilité, beaucoup de postulants se trouvent néanmoins dans une situation délicate : la compétition accrue constatée sur ce site, notamment due au nombre d'offres postées largement inférieur au nombre d'inscrits, condamne certains d'entre eux à passer la majeure partie de leur temps les yeux rivés sur l'écran de leur smartphone, à la recherche de l'offre idéale. Une forme de précarisation qu'ils considèrent néanmoins parfois comme davantage enviable que l'inactivité."
Aurialie Jublin

In the Sharing Economy, Workers Find Both Freedom and Uncertainty - NYTimes.com - 0 views

  • In a climate of continuing high unemployment, however, people like Ms. Guidry are less microentrepreneurs than microearners. They often work seven-day weeks, trying to assemble a living wage from a series of one-off gigs. They have little recourse when the services for which they are on call change their business models or pay rates. To reduce the risks, many workers toggle among multiple services.
  • Certainly, it’s a good deal for consumers. Peer marketplaces democratize luxury services by making amateur chauffeurs, chefs and personal assistants available to perform occasional work once largely dominated by full-time professionals. Venture capital firms seem convinced.
  • In July, 9.7 million Americans were unemployed, and an additional 7.5 million were working part-time jobs because they could not find full-time work, according to estimates from the Bureau of Labor Statistics.There are no definitive statistics on how many people work in the gig economy. But according to a report from MBO Partners, a company that provides consulting services to independent contractors, about 17.7 million Americans last year worked more than half time as independent contributors, among them project workers.
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  • Jamie Viggiano, senior director of marketing at TaskRabbit, says the company is trying to improve the situation for its 30,000 contractors in 19 cities in the United States. It recently instituted a sitewide minimum wage of $15 an hour. It also adopted a $1 million insurance policy, covering both clients and contractors, for any property damage or bodily harm that occurs while performing a job. Still, Ms. Viggiano says that “across the industry, we have only scratched the surface of helping freelancers work in the gig economy.”
  • Technology has made online marketplaces possible, creating new opportunities to monetize labor and goods. But some economists say the short-term gig services may erode work compensation in the long term. Mr. Baker, of the Center for Economic and Policy Research, argues that online labor marketplaces are able to drive down costs for consumers by having it both ways: behaving as de facto employers without shouldering the actual cost burdens or liabilities of employing workers.
  • Labor activists say gig enterprises may also end up disempowering workers, degrading their access to fair employment conditions.“These are not jobs, jobs that have any future, jobs that have the possibility of upgrading; this is contingent, arbitrary work,” says Stanley Aronowitz, director of the Center for the Study of Culture, Technology and Work at the Graduate Center of the City University of New York. “It might as well be called wage slavery in which all the cards are held, mediated by technology, by the employer, whether it is the intermediary company or the customer.”
  • TaskRabbit has started offering its contractors access to discounted health insurance and accounting services. Lyft has formed a partnership with Freelancers Union, making its drivers eligible for the advocacy group’s health plan and other benefit programs.That may not be enough. Dr. Standing, the labor economist, says workers need formal protections to address the power asymmetries inherent in contingent work. International rules, he says, could endow gig workers with basic entitlements — like the right to organize and the right to due process should companies seek to remove them from their platforms.
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    Le business de la "sharing economy", c'est encore beaucoup la précarité des "employés".
Aurialie Jublin

Les intermittents du spectacle, un symbole des mutations du monde du travail ? | France... - 1 views

  • Des individus qui deviennent conducteurs de VTC sans avoir une licence de taxi. On comprend l'énervement des chauffeurs de taxis. Des individus, souvent modestes, qui louent leur chambre ou leur appartement sur Airbnb pour arrondir leurs fins de mois. On comprend les problèmes que cela pose aux hôtels. Et sans parler des auto-entrepreneurs qui, faute de trouver un emploi, ont tout simplement décidé de créer leur mini-entreprise pour se salarier eux-mêmes. 300.000 Français en moyenne le font chaque année. Un vrai phénomène social. Beaucoup de ces nouvelles formes de travail sont liées à internet qui permet une géolocalisation utile ou une mise en relation plus facile de l'offre et de la demande. C'est aussi une forme moderne et modeste du monde du travail, avec un côté Do-it-yourself (faites-le vous-même) : si l'on est au chômage, mieux vaut créer soi-même son propre travail.
  • Les partis et les syndicats traditionnels ont du mal à cerner ce phénomène majeur qu'est l'individualisation du travail. Fabienne Brugère, dans La politique de l'individu, a défendu l'idée que les individus n'appartiennent plus à des catégories professionnelles stables. L'heure n'est plus seulement aux positions, aux statuts sociaux, mais aux trajectoires.
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    "Alors qu'un médiateur a été nommé par le gouvernement pour "répondre à certaines inquiétudes" des intermittents du spectacle, peut-être serait-il bon de se pencher sur les nouvelles formes de travail provoquées par le numérique, mais aussi sur son individualisation croissante, dont les intermittents font partie. Analyse."
Aurialie Jublin

Les auteurs de BD se cachent pour mourir - Le nouvel Observateur - 0 views

  • La transformation de l’auteur de bande dessinée en couteau suisse vivant, capable d’assurer le dessin, le scénario, la couleur et à présent sa propre promotion, n’a pas plu à certains auteurs expérimentés ayant connu un petit âge d’or. Une époque où le statut des auteurs était d’autant mieux défini qu’ils bénéficiaient de la carte de presse en tant que participant aux journaux de BD.
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    "Bruno Maïorana et Philippe Bonifay ne sont pas des débutants dans la BD. Pourtant, les contrats précaires et les fins de mois difficiles ont eu raison de leur passion. C'est officiel : ils arrêtent."
Aurialie Jublin

Economie du partage : les limites d'une utopie // Les Echos - 5 views

  • Le discours promettant de se libérer de l'engagement lié au salariat en travaillant comme cuisinier pendant deux ou trois heures, puis comme chauffeur, apparaît comme une utopie. » Au départ mis en avant comme le moyen d'obtenir un revenu de complément utile en temps de crise, l'échange (rémunéré) de services entre particuliers pose particulièrement problème quand il devient le seul moyen de subsistance. « Dès qu'un individu cherche à en faire son activité principale, il risque de tomber dans la précarité »
  • Au lieu d'un monde où chacun se retrouve sur un pied d'égalité, à la fois producteur et consommateur, la montée en puissance des plates-formes peut aboutir au résultat inverse. S'ils ne sont certes plus sous les ordres d'un employeur, comme dans le modèle classique, les travailleurs risquent de se retrouver dépendants des plates-formes, de leurs règles et de leurs systèmes de notation - la notation par les clients et le référencement venant remplacer la hiérarchie. Dans ce scénario, les travailleurs risquent de devenir paradoxalement plus isolés : « Enlever les intermédiaires, c'est aussi enlever des institutions collectives », estime Damien Demailly, pour qui « le discours qui se construit autour de l'économie du partage peut être aussi bien libertaire qu'ultralibéral ».
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    "Précarisation du travail Les premières attaques sont venues d'acteurs directement menacés : chauffeurs de taxi contre UberPop à Paris ou Bruxelles, ou hôteliers contre Airbnb à New York. Au-delà de ces conflits très médiatisés, des questions commencent à émerger sur la condition des travailleurs du partage. Le lancement début avril à New York d'UberRush, un service de coursiers à pied ou à vélo, a été vu par l'influente revue américaine « The Atlantic » comme « le triomphe de l'économie de la récession »  : un monde où le partage vient toucher même des activités jugées précaires et mal payées. Dans le dernier numéro du mensuel « Fast Company », la journaliste Sarah Kessler raconte un mois passé à tenter de survivre uniquement avec des petits boulots trouvés sur TaskRabbit, une plate-forme d'enchères présentée comme l'« eBay du travail » : « Au lieu de la révolution du travail promise, je n'ai trouvé que des tâches pénibles, un faible salaire et un système défavorable pour les salariés. »"
Aurialie Jublin

Chez les « intellos précaires », un travail qui prend tout le temps | Humanite - 5 views

  • Dans cette enquête aux conclusions nuancées, les sociologues parlent, eux, d’« oxymore social » : les « intellos précaires » conjuguent un haut et un bas social. « Ils font se rencontrer deux mondes, celui des intellectuels et celui des précaires que beaucoup de choses éloignent a priori », écrivent-ils.
  • Dans certaines conditions, pointent-ils, ces travailleurs peuvent avoir un « rapport positif à l’instabilité de l’emploi » : le CDI n’est pas, loin s’en faut, systématiquement recherché – les statuts hybrides permettent d’échapper à l’emprise de l’entreprise perçue comme « violente », « contre-productive », voire « mortifère » ; les difficultés financières peuvent parfois être retournées en frugalité revendiquée ; certains « intellos précaires » évoquent le bonheur de travailler en pyjama ou de ne pas prendre des transports en commun bondés. Derrière un socle commun, il existe, parmi les « intellos précaires », une très grande hétérogénéité des situations objectives et des expériences personnelles.
  • Cumulant une dizaine d’activités différentes (pigiste, comédienne, scénariste, formatrice, consultante en marketing, etc.), Laura utilise une image très éloquente : « J’ai commencé à travailler vingt heures par jour. (...) Pendant trois ans, j’ai appuyé sur moi comme sur de la pâte dentifrice. » Les sociologues font observer : « Là où l’emploi stable se fonde sur une adéquation précise et stricte des temps de travail et des temps d’emploi, et désigne une frontière claire entre ces temps et les temps de “loisirs” voués au hors travail, le temps des travailleurs intellectuels précaires n’est que transgression de ces structures binaires. Le travail s’accumule, s’étend dans le temps, au-delà de l’emploi, mais aussi parfois au-delà de ce que le travailleur considère comme raisonnable. »
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    "Confrontés à la discontinuité des emplois et des activités, subissant pour l'écrasante majorité d'entre eux l'inconfort de rémunérations à la fois faibles et aléatoires, des dizaines de milliers de travailleurs dans les industries dites «créatives» sont contraints de rester disponibles en permanence."
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    Confrontés à la discontinuité des emplois et des activités, subissant pour l'écrasante majorité d'entre eux l'inconfort de rémunérations à la fois faibles et aléatoires, des dizaines de milliers de travailleurs dans les industries dites «créatives» sont contraints de rester disponibles en permanence.
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