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Christophe Gauthier

Peut-on encore ne pas travailler ? | Anthony Masure - 0 views

  • Le consommateur de la société hyperindustrielle est un consommateur qui se déqualifie à toute vitesse — et qui du même coup se désindividue, comme l’avait montré [Gilbert] Simondon pour le producteur. Il ne sait plus « faire à manger », il ne sait plus compter. Bientôt il ne saura plus conduire, sa voiture conduira toute seule. Les consommateurs sont préformatés dans leurs comportements de consommation, téléguidés, conditionnés, et, comme dit [Gilles] Deleuze, « contrôlés »
  • Ainsi, quand je like, que je commente ou que je publie un message publié sur média social, je renforce sa valeur financière en générant du temps d’activité (qui apparaîtra dans son bilan d’activité), en créant du contenu (qui pourra générer d’autres interactions), et en lui fournissant des informations personnelles (métadonnées : heure et lieu de connexion, etc.).
  • Selon Hannah Arendt, le « domaine public » se caractérise par le fait que chacun peut voir et entendre la place de l’autre, différente de la sienne
  • ...12 more annotations...
  • Sans cette distinction, il ne saurait exister de lieu de rencontre, et donc de débat politique. Aussi, ces activités quotidiennes économisées en jeu (« gamifiées ») pour ne pas paraître laborieuses posent directement un problème politique, tant que les revenus dégagés (soustraits en grande partie à l’impôt) et que les modes de gouvernance (qui prennent la forme de « conditions d’utilisation » formulées pour ne pas être lues) échappent à la délibération collective — et se placent dès lors hors du domaine public qui caractérisait encore les « marchés d’échange » du capitalisme naissant. Evgeny Morozov parle ainsi de « réglementation algorithmique
  • » pour pointer le fait que chacune de nos actions est susceptible d’être enregistrée, quantifiée et corrigée, y compris par des États.
  • Aussi, plutôt que de chercher à sauver l’emploi, qui comme nous l’avons vu, a largement perdu de sa consistance, il faut plutôt œuvrer à redonner du sens au travail — compris non pas comme une souffrance (labeur) ou comme une activité récurrente s’épuisant dans la consommation, mais plutôt, au sens moderne du terme, comme l’idée d’« effectuer un exercice », de « fonctionner » (en parlant d’une machine) ou encore de « pouvoir être façonné » (« se travailler »)
  • Un tel design, inemployable, c’est-à-dire qui ne participe pas d’une instrumentalisation des relations humaines, n’est pourtant pas sans valeur. Les projets réalisés par l’architecte et designer Ettore Sottsass dans les années 1970 sont à ce titre révélateurs d’une démarche interrogeant les fondements de la culture industrielle, et plus globalement « des lois, des habitudes et du vocabulaire de la culture rationaliste
  • mince est la limite entre des emplois salariés, pour lesquels il faut en faire toujours plus, et une myriade de micro-tâches non rémunérées, qui donnent l’impression de travailler jour et nuit
  • peut-on encore ne pas travailler ? Pour répondre à cette question, il faut tout d’abord examiner la mutation de la notion de métier en profession à l’époque des Lumières, puis le développement du capitalisme
  • Cette première séparation conceptuelle entre les capacités techniques d’un individu et leur asservissement (voire leur aliénation) au sein de tâches d’exécution recouvre déjà des problématiques contemporaines :
  • est-il certain que toutes les compétences qu’un individu est en capacité d’exercer et de développer s’épuisent dans leurs applications économiques ?
  • C’est précisément cet écart qui sépare le travail de l’emploi
  • Alimentant et tirant profit de la disparition des métiers, voire des professions, des sociétés « de service » fournissent clé en main nourriture, amour, vacances, connaissances, langues, éducation, loisirs
  • Au capitalisme industriel (concentration des moyens de production) se sont ainsi ajoutés le capitalisme financier (ère de la spéculation et domination des institutions financières) puis le capitalisme cognitif
  • le design peut permettre de répondre à la question de départ, à savoir qu’il s’agit moins de chercher à ne pas travailler
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    "Tandis que le travail, en crise, est de plus en plus recherché, mince est la limite entre des emplois salariés, pour lesquels il faut en faire toujours plus, et une myriade de micro-tâches non rémunérées, qui donnent l'impression de travailler jour et nuit. Autrement dit : peut-on encore ne pas travailler ? Afin de traiter ce paradoxe, nous examinerons tout d'abord le passage du métier à des professions employées à faire croître le capital. Ensuite, après avoir vu en quoi l'époque contemporaine pourrait signer une possible « mort de l'emploi », nous analyserons en quoi le développement du « labeur numérique » (digital labor) et des objets supposément « intelligents » (smart) brouille la distinction entre le temps libre et le temps travaillé. Afin de sortir de ces impasses, nous nous demanderons si le design, en tant que travail de « qualités » inutiles, pourrait permettre d'envisager de nouveaux rapports au temps."
Aurialie Jublin

Reconversion professionnelle dans l'artisanat: une aubaine pour les cadres et pour l'ar... - 0 views

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      Au Hit-parade des bifurcations et chemins de traverse professionnels, l'artisanat arrive en bonne position, à juste titre ! Une fois qu'ils se sont suffisamment frottés à la vie professionnelle et à ses cahots et complications, nombreux sont les cadres qui mettent de côté les préjugés parentaux qui poussent plus souvent à devenir médecin, ingénieur ou avocat que plombier ou coiffeur et se décident à explorer les territoires inattendus d'un secteur dynamique et plein d'opportunités.
Aurialie Jublin

La fin de l'artisanat numérique - 0 views

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    Extrait : Ce que nous appelons le Web 2.0 n'est autre que la consécration des plateformes. Quand elles ne nous ponctionnent pas directement de l'argent, elles s'approprient nos photos, vidéos, articles, tweets… qu'elles monétisent grâce à la publicité. Ce tour de passe-passe s'effectue sous le couvert du partage. Nous offrons notre travail, en échange les plateformes engrangent de fantastiques bénéfices qu'elles réinvestissent pour étouffer davantage les artisans. Les business angels ne s'y trompent pas. Ils ne soutiennent presque que les plateformes. Plutôt que de pousser l'innovation, ils encouragent le développement des outils qui vampirisent une myriade de producteurs artisanaux auxquels on promet tantôt la fortune, tantôt la reconnaissance. En vérité, seules les plateformes s'enrichissent, c'est-à-dire les plus hauts degrés de la pyramide. Cette stratégie n'épargne aucun domaine. Les blogs sont agrégés, aspirés, hébergés de plus en plus ouvertement par les médias dès lors plateformisés. Il revient moins cher de développer des technologies d'agrégation que de payer des journalistes. De leur côté, les réseaux sociaux comme Facebook plateformisent notre vie. Nos contenus une fois analysés se transforment en supports publicitaires ultra-ciblés. Nous dévoilons non seulement nos désirs, affinités et habitudes mais aussi ceux de nos amis, allant jusqu'à trahir leur géolocalisation. La plateformisation ouvre la porte à un espionnage consenti.
Aurialie Jublin

La Renaissance des Artisans … en col blanc? - 1 views

  • Et si les Managers devenaient des  Artisans du Savoir? Les environnements complexes sont la nouvelle norme.Il  est essentiel de développer son relationnel, car pour avancer dans le  savoir complexe, il faut partager.. et ça prend du temps de partager le savoir implicite, alors il faut réserver du temps pour donner du sens, réfléchir, et converser. Tout cela représente un changement significatif de la manière de travailler , mais ça peut être maîtrisé avec un socle stable de « PKM » pratiqué par des artisans de la connaissance interdépendants et autonomes. Quand tout le monde est engagé dans la quête de sens, toute l’organisation peut beaucoup mieux sentir où elle doit se diriger.
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    "Aujourd'hui, la plupart des organisations s'interrogent sur l'impact des bouleversements technologiques sur la nature du "travail". Il est d'autant plus difficile d'y voir clair que, dans le contexte actuel de transformations économiques et politiques et de raréfaction des ressources naturelles, tout devient plus  complexe." Il faudrait : - promouvoir la créativité et l'initiative - structurer le développement des réseaux personnels et organiser les sources d'informations - maîtriser le nouveau langage des réseaux et communautés numériques
Aurialie Jublin

Fini l'ouvrier du 20e siècle, place au nouvel artisan... numérique - 1 views

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    "Grâce à ces outils, nous sommes de plus en plus nombreux à travailler à notre compte ; à travailler d'où nous voulons. L'infrastructure est distribuée, les grandes entreprises n'en ont plus le monopole. L'outil n'est plus nécessairement associé à une entité économique unique." "Le nouvel artisanat numérique place l'homme - avec ses compétences, ses affinités et ses envies - au centre du processus productif. Celui-ci n'est plus un rouage de la machine, il reprend la maîtrise de son métier et sa production retrouve un peu du caractère sacré d'autrefois. Les grandes entreprises n'échapperont pas à cette lame de fond, elles doivent rapidement repenser leur mode d'organisation sous peine de voir les meilleurs se détourner d'un avenir d'autrefois."
Aurialie Jublin

Auscultation d'une logique artisanale - Management post-moderne - 1 views

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    "L'entreprise moderne avait une logique industrielle. Les organisations postmodernes auront une logique artisanale, cad : - autonomie - créativité - responsabilité - vocation - intelligence - dépassement
Aurialie Jublin

Alain Griset : pourquoi les cadres se rêvent artisans - 0 views

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    "Alain Griset est président de l'Assemblée permanente des Chambres de métiers et de l'artisanat. Il nous explique pourquoi de plus en plus de cols blancs plaquent le bureau pour devenir restaurateur, caviste ou ébéniste..." A cela trois raisons principales, explique Alain Griset : d'abord, la quête de sens perdue dans l'entreprise classique ; ensuite, la possibilité d'être autonome avec le statut d'artisan ; enfin, le chômage qui oblige les cadres à reconsidérer leur vision de l'artisanat.
Aurialie Jublin

Artisan 2.0 | Le nouvel Economiste - 2 views

  • Alain Bosetti évoque les trois “super pouvoirs de l’entrepreneur numérique” dont il a fait un thème de débat au dernier salon des micro-entreprises qu’il préside. “Ubiquité, certes, mais aussi facilité et proximité”, résume-t-il.
  • Le taux de pénétration des nouveaux usages est faible chez les artisans traditionnels qui ont pourtant un tout aussi grand profit à tirer de l’innovation que les créateurs de nouveaux marchés.
  • “Il y a toute une culture numérique à développer pour donner à cette catégorie d’entrepreneurs et d’artisans les outils et la formation qui leur permettront d’acquérir les bons réflexes”, estime Catherine Barba en regrettant un potentiel inexploité par les chambres de commerce et d’industrie dans ce domaine.
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    Entrepreneurs individuels et petites producteurs, les grands bénéficiaires de la révolution numérique qui s'ignorent encore. Alors qu'ailleurs les nuages s'amoncellent, les conditions favorables continuent à s'accumuler pour l'entrepreneur "unipersonnel mais multinational". Les prospectivistes comme Joël de Rosnay - qui a inventé la formule - avaient vu dès les débuts de l'Internet la révolution à l'horizon. Les coûts allaient chuter, les possibilités d'interrelations offertes par le Web 2.0 se multiplier, l'Internet 3.0, celui des objets qui communiquent entre eux, se mettre en marche. A chaque étape, les "petits" accèdent, dans les mêmes conditions que les "gros", à un espace mondial. Ils ont aujourd'hui l'opportunité de développer une aire qui n'appartiendra qu'à eux, car les géants ne savent s'y mouvoir, l'hyper-proximité. Le numérique réduit l'immensité du temps comme de l'espace. Les petits producteurs sont les mieux placés pour tirer profit de son égale capacité à mailler l'infiniment proche. Le monsieur du 3e étage ignorait que son voisin fabriquait des clés à pipe avec son imprimante 3D. Demain, il les lui achètera en direct au lieu d'aller perdre un après-midi dans les embouteillages. Outils : dropbox, evernote, cloud, réseau social, applications, crowd funding
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