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Michel Roland-Guill

L'orthographe est à la portée des babouins - Fondamental - 0 views

  • Sa question était simple: qu’est-ce qui, chez l’homme, permet de distinguer un mot (par exemple «table») d’un non-mot (par exemple «tbult»)? Une question iconoclaste, tant la distinction nous paraît évidente. Mais pour les psycholinguistes, elle a une importance capitale, car la plupart considèrent que la connaissance du son d’un mot est un préalable à l’apprentissage de sa représentation graphique, l’écrit arrivant toujours en dernier dans le développement.
  • «Nous avons remarqué que le singe choisissait de traiter la relation et non la forme, ajoute Joël Fagot. Or, cette même manipulation a été faite chez l’enfant. Petit, il associe d’abord les formes entre elles. Mais en grandissant, il va plutôt privilégier les relations… Comme nos babouins!» Alors que certains psychologues croyaient ce processus cognitif déterminé par le langage, l’expérience montre qu’il en est indépendant; les mots ne font qu’aider à traiter la relation.
  • Arnaud Rey, spécialiste du langage, a ainsi rejoint l’équipe de Joël Fagot. Il voulait tester certaines thèses du grand linguiste Noam Chomsky, le premier à avoir développé une étude quasi mathématique du langage. L’une de ces thèses considère que l’homme se distingue du singe par la récursivité – la capacité à emboîter entre elles de manière infinie des structures linguistiques (sujet, verbe et complément). Ainsi, à partir des deux propositions suivantes?: «?l’antilope courait comme un escargot?» et «le lion a mangé», l’homme peut former une nouvelle phrase compréhensible: «l’antilope que le lion a mangée courait comme un escargot». Et chez le singe? «Nous avons appris aux babouins à considérer six paires de symboles – en l’occurrence des lettres grecques – comme des mini-phrases, reprend Joël Fagot. Ils devaient comprendre que dans chaque paire, l’ordre des symboles est essentiel, puisque le premier représente en quelque sorte le sujet et le deuxième le verbe. Ensuite, nous leur avons appris à emboîter deux mini-phrases comme nous le ferions pour que cela soit compréhensible dans notre langage. Nous avons constaté que les babouins assemblaient les phrases comme nous», explique Arnaud Rey. Adieu la thèse de Chomsky ! Mais il aura fallu quelque 50.000 essais pour qu’ils apprennent l’exercice. 
anonymous

Le langage selon Noam Chomsky - 1 views

  • Le langage est une compétence innée, spécifique aux humains, qui permet le fonctionnement de la pensée. De passage à Paris, Noam Chomsky a réaffirmé avec force la théorie qui a fait de lui l’un des plus grands linguistes du XXe siècle.
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    Nicolas Journet, article Sciences du langage Ne pas manquer le commentaire de Dehaene
Michel Roland-Guill

Explique nous tout!: Cerveau, Langage et neuroplasticité - 2 views

  • Le langage n'est pas une capacité innée acquise à la naissance, tout comme la vue. Nous venons au monde avec un patrimoine génétique qui sert de base à notre développement.
  • A l'entente de la voix humaine notre cerveau effectue une écoute sélective. Cette caractéristique est absente chez l'enfant autiste qui n'a pas de préférence entre une voix humaine ou électronique. De même, il y a une activation sélective à la perception des visages (gyrus fusiforme FFA) et les autistes ont une hypo-activation de la zone de perception des visages. Sachant que la voix et le visage sont des axes forts d'interaction sociale, ces troubles de leur fonctionnement appuient le comportement solitaire des autistes.
  • es bébés (des 4 mois?) sont sensibles aux regards qui leur sont directement portés.
  • ...5 more annotations...
  • Pour une langue utilisant des accents toniques comme l'anglais, les premiers mots apparaîtront autour de 6-8 mois; et pour une langue comme le français nécessitant le détection des syllabes il faudra attendre 12-16 mois.
  • A 14 mois, viendra l'association son et image qui pourra provoquer un étonnement lors d'associations non respectées : image d'un canard en prononçant le mot voiture par exemple.
  • notre cerveau contient une cartographie sémantique des mots
  • C'est vers 2 ans que les liens catégoriels entre les mots apparaissent et que débute la construction d'un lexique organisé. Une étude comparative montre que les enfants autistes ne différencient pas aussi efficacement ces catégories. Suivant les cas, il se peut que le traitement des mots soit activé mais pas leur traitement sémantique. Il peut aussi apparaître un décalage entre une excellente capacité de décodage des mots et la mauvaise compréhension du sens des phrases.
  • Il y a un trouble de la compréhension des métaphores, de l'implicite et de l'ironie chez les autistes.
Michel Roland-Guill

Lalibre.be - L'emprise de la lecture sur le cerveau - 0 views

  • - la lecture augmente aussi les réponses au langage parlé dans le cortex auditif, dans une région impliquée dans le codage des phonèmes qui sont les plus petits éléments significatifs du langage parlé;
    • Michel Roland-Guill
       
      effet parallèle à ce qui est constaté à propos des "digital natives": que les effets neurologiques dépendent de la pratique du numérique plutôt que de la génération.
    • Michel Roland-Guill
       
      me semble confirmer que l'analyse du langage parlé en phonèmes est un effet de la lettre
    • anonymous
       
      Les analphabètes ne seraient pas même capables de supprimer ou remplacer une syllabe entière au début ou à la fin d'un mot. D'où l'idée (VH) que l'apprentissage de la lecture doit avoir pour effet (et but) premier d'améliorer la maîtrise de la langue à l'oral. Ce qui permettra ensuite d'améliorer la pronostic d'amélioration des compétences en lecture.
Michel Roland-Guill

Critique de la réforme de l'orthographe d'André Chervel | skhole.fr - 2 views

  • e langage SMS serait, selon Nicolas Sarkozy, responsable de la déplorable orthographe des écoliers
  • Pour corriger des copies de philosophie de classes terminales à longueur d’année depuis dix ans, je peux témoigner du fait que l’orthographe est loin de constituer le plus grave défaut de la production écrite des élèves d’aujourd’hui : ce qui est bien plus préoccupant et plus difficile à corriger, ce sont les difficultés dans la construction des phrases, le manque de richesse et de précision lexicale et grammaticale, et les problèmes concernant l’élaboration de développements structurés d’une certaine longueur et ampleur.
  • si, par exemple, des fautes d’accord[15] sont commises en grand nombre dans les copies d’élèves, ces erreurs n’ont rien de propre à l’écrit – et ne doivent donc rien à « ce sentiment d'insécurité face à une orthographe difficile, voire imprévisible » (sic !) ; elles sont ou seraient commises aussi bien à l’oral, et sont simplement transposées à l’écrit.
  • ...3 more annotations...
  • les difficultés de lecture de certains textes, telles qu’on les rencontre également chez les élèves d’aujourd’hui, ne sont probablement pas non plus produites en premier lieu par les subtilités et irrégularités de l’orthographe française : ce sont là encore des problèmes beaucoup plus larges et profonds, que les élèves rencontrent d’abord face à des constructions syntaxiques élaborées, des subtilités dans l’usage des temps et des modes, un vocabulaire particulièrement riche, etc.
  • La position de Chervel adopte par moments, me semble-t-il, des arguments et une rhétorique qui font penser à ceux de la critique bourdieusienne de l’école, notamment à travers la dénonciation d’une « orthographe de caste » et d’une « fracture orthographique », de la crispation des instituteurs de la IIIe République sur leur savoir-faire et leur pouvoir social, ou encore du rôle joué naguère par le latin.
  • on ne peut pas, sauf à caricaturer, considérer qu’un esprit cultivé et bien formé au sens du XIXe s. consiste purement et simplement en un esprit manifestant sa « volonté d'adaptation aux règles de la société bourgeoise ».
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    On ne peut pas, non plus, sauf à caricaturer, considérer qu'un esprit cultivé et bien formé au sens du XIXe s. consiste purement et simplement en un esprit manifestant sa volonté de justifier l'institution. La question de fond est bien celle de la maîtrise de la langue, dans ses aspects aussi bien oraux qu'écrits. Et la difficulté réside en ce que l'enseignement de la maîtrise de la langue occupe une place bien modeste dans les programmes d'enseignement du français à partir de la 6e. Que les professeurs du secondaire ne sont pas formés pour cela et que, par tradition, ils ont toujours répugné à le faire, laissant cette tâche subalterne au corps des instituteurs. Et d'ailleurs, les instituteurs étant formés comme ils le sont, et les programmes étant ce qu'ils sont, la part d'enseignement de la langue dans l'enseignement dit "de français" diminue à l'intérieur même du cursus élémentaire. Si bien que nous voyons de plus en plus souvent des élèves lire/écrire moins bien en CM2 qu'ils ne faisaient 2 voire 3 ans auparavant.
anonymous

Le livre numérique augmenté : un formidable potentiel éducatif - Villes - Le ... - 0 views

  • Lire dans les yeux du lecteur, lui fournir l'aide contextuelle au bon moment, le guider pas à pas : les techniques se développent pour aider les enfants à acquérir l'autonomie de lecture ou les préparer à maîtriser les langages informatiques.
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